Le “stress chronique” un allié puissant de la “grande faucheuse. ?

Le fonctionnement physiologique du corps en réponse au stress :

Le stress est un état qui peut être positif et salvateur quand il est ponctuel et pousse les gens à se dépasser ou à rechercher des solutions en rassemblant toutes leurs ressources. Il peut ainsi amener un artiste à ce dépasser, un tel stress est encore appelé “eustress”.

 Lorsque le stress s’installe de façon durable il en résulte un état permanent de la réponse de type “fuite-agressivité” dont les conséquences sur le corps sont des plus néfastes. Chacun réagit au stress à sa façon mais il s’agit toujours d’un ensemble composé de symptômes. Le corps passe d’un état de croissance à un état de défense. Le “mauvais” type de stress est appelé « Distress » et entraîne effectivement tout un tas de conséquences dommageables pour l’organisme.

En effet le cerveau ne fait pas de différence entre un stress causé par une attaque extérieure ( un ours nous agresse) ou un stress causé par notre mental ou notre psychisme (la peur de manquer d’argent, de perdre son emploi, problème de relation etc.) La tension artérielle monte et augmente le flux sanguin du cerveau et des viscères vers les bras et les jambes comme pour le combat ou la course. La respiration s’emballe pour envoyer un maximum d’oxygène dans le sang et le cœur accélère pour projeter cet oxygène à travers le corps, les muscles se contractent particulièrement dans le dos (région lombaire) et le cou, libération d’hormones (ACTH, cortisol, adrénaline, ocytocine, vasopressine), augmentation de la sensibilité aux bruits, aux odeurs, au contact, irritabilité émotionnelle, anxiété, dépression, sueurs abondantes.

Tout ce déséquilibre hormonal devient source d’un affaiblissement de la réponse immunitaire avec pour conséquence une facilité plus grande à être contaminé par des germes, à être victime d’un cancer ou d’une maladie auto-immune.

 Conséquences d’un stress prolongé

Le stress cause la production et la libération de cortisol et d’adrénaline  par les glandes surrénales. Au début de la période de stress il existe une réaction adaptative afin de mobiliser l’énergie nécessaire pour faire face à une situation critique. Durant cette période initiale de stress un processus de feed-back négatif est exercé par le cortisol sur la sécrétion de corticotrophine (CRH) au niveau de l’hypothalamus aboutissant à une diminution du taux de cortisol  circulant. Toutefois lorsque le stress devient chronique cette action de feed-back négatif perd de son efficacité•, le taux de cortisol remonte à des niveaux extrêmement dangereux entraînant : ·

  • hypertension et maladie des coronaires, ·
  • diabète, ·
  • obésité, ·
  • perte musculaire, ·
  • ostéoporose, ·
  • ralentissement de la croissance des cartilages et de la formation de l’os et du développement physiologique en général chez l’enfant,·
  • ralentissement de la cicatrisation des plaies,·
  • Inhibition de la lipogenèse,
  • élévation du cholestérol et des Triglycérides,·
  • dégradation du derme, caractérisé par une diminution des propriétés mécaniques de la peau, avec apparition de réactions cutanées (diminution de l’épaisseur du tissu conjonctif sous-jacent),·
  • affaiblissement du système immunitaire,  ·
  • cause de cancer et de contamination par des germes pathogènes, ·
  • souffrance cérébrale par atrophie de l’hippocampe, perturbant le libre flux de l’information et entraînant des troubles dans les processus de jugement et de prises de décision.

A leur début ces troubles sont réversibles mais si le problème est traité trop tard il s’ensuit une atrophie cérébrale définitive.

Le cerveau oublie tout le reste (croissance, reproduction, digestion, régénération des cellules) et désactive tous les systèmes non essentiels y compris le système immunitaire, pour se concentrer principalement en mode défense.

À l’inverse de l’animal dont la réaction au stress s’arrête dès que la situation de crise disparaît, l’être humain s’avère incapable de s’arrêter et macère dans un bain d’hormones corrosives. Au bout d’un laps de temps plus ou moins variable selon les individus, la réponse au stress est plus dommageable que l’agent “ stresseur » lui-même.

Le prochain article  parlera du ” fonctionnement énergétique” du corps en réponse au stress :

 

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